CM, - Benar Baltisberger

Perspectives sur le CM : interview avec Evelyne Tschopp

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Du 25 – 31 août, les prochains championnats du monde de judo auront lieu à Tokyo. Evelyne Tschopp nous fait part dans l'interview si et avec quelles intentions elle compte participer à ce tournoi.

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→ aperçu général du tournoi

Le point culminant de l’année est imminent. Du 25 jusqu’au 31 août, les meilleurs judokas du monde se disputeront les médailles du championnat du monde et beaucoup de points pour le classement mondial à Tokyo. Il ne fait aucun doute qu’un championnat du monde, une année avant les Jeux olympiques, sera un événement extrêmement prestigieux.

Un coup d’œil sur les statistiques confirme cette présomption : environ 900 athlètes de plus de 150 nations se sont inscrits. Dans la catégorie -73kg, Nils Stump affrontera une concurrence de presque 100 judokas. Chez Ciril Grossklaus (-90kg), ce sont 70 athlètes, tandis que le nombre de participants dans la catégorie de Fabienne Kocher et Evelyne Tschopp (-52kg) compte 60 athlètes.

Selon le nombre de succès pendant les dernières années, Evelyne Tschopp est la porteuse d’espoir d’un grand résultat. Une blessure de la jambe droite peu de temps après le succès au Grand Prix à Hohhot (CHN) a cependant engendré la frustration chez l’athlète de haut niveau. Mais Evelyne Tschopp est une combattante – sur et à côté des tapis. Grâce à son engagement total pour la rééducation, Evelyne est confiante quant à son comeback au championnat du monde…


Evelyne, comment vas-tu au moment ?

« Je vais bien et de jour en jour mon pied va mieux. La rééducation et la reconstitution se sont déroulées sans problèmes. »
 

Comment faut-il évaluer la blessure et combien de temps la régénération dure en règle générale ?

« C’étaient beaucoup de structures qui étaient concernées, plusieurs ligaments qui étaient déchirées et le péroné était cassé. La rééducation totale durera encore un peu de temps, mais les mou-vements et sollicitations importantes en judo sont possibles, de sorte qu’une participation au championnat du monde devrait être possible. »


La participation au championnat du monde est donc réaliste pour toi ?

« Oui elle est réaliste, j’ai travaillé très dur dans ce sens pendant les dix semaines passées. Les préparations n’ont évidemment pas été optimales, vu que je n’ai presque pas fait des randoris. Mais par contre, je me suis bien préparée avec de la musculation et avec les élastiques. C’était aussi possible de commencer tôt avec des bonnes et plus légères partenaires au CRPR avec des Uchi-komi et des projections. »


C’est sûrement un défi de recommencer avec le plus grand tournoi de l’année. Quels sont les objectifs d’une participation ?

« En principe, mes buts restent les mêmes – une place parmi les meilleures 7. La pratique qui me manque aux compétitions n’a pas pu être comblé par les quelques radoris spécifiques au judo. Mais cela peut aussi être un avantage de participer sans pression et avec une joyeuse attente de participer à la compétition. »


Est-ce que la blessure est un grand obstacle pour la qualification aux JO ?

« Non, je ne pense pas. Le pied est très bien avancé dans la reconstitution et la seconde moitié de l’année ne devait plus être semé d'embûches. J’étais temporairement freiné, mais maintenant je redémarre complètement.


Peut-être encore une perspective dans l’avenir. Comment les choses continueront chez toi après Tokyo 2020 ?

« Je ne peux pas encore le dire, cela dépend fortement de mes résultats et de mes études. »